ALEXANDRA GOLOVANOFF - L’ŒIL ET LA MAIN, UN VESTIAIRE D’ATTENTIONS
C’est le 29 septembre qu’Alexandra Golovanoff, à l’honneur pour la première fois dans le calendrier officiel de la FHCM présentera sa collection printemps-été 2027, à Paris, dans sa boutique de la rue du Mont-Thabor. Entre douceur et force, l’incarnation d’un luxe à fleur de peau.
Moins de boulochage, plus de solidité. Une maille qui reprend sa place sans « dégringoler ». Un été pensé pour les canicules urbaines, avec des robes aériennes, à enfiler comme des tee shirt, des souffles sur la peau. Transparences, superpositions, popelines ultra fines. L’élégance dans la sobriété qui sait jouer avec la lumière. A l’image d’un shot de gingembre ou d’un jardin de roses crème, de sa manière de s’asseoir en tailleur dans le jardin d’hiver du Costes, pour lequel elle signe une collection capsule couleur chocolat, casquette, sweat immense pour s’enfouir sans se perdre…. Alexandra Golovanoff, telle qu’en elle-même, qui donne des prénoms à ses créations, Milan, Cecile, Lou… « Je ne peux plus imaginer être serrée dans un vêtement, mais je ne veux pas non plus me cacher dans l’informe. » Jamais de déguisement, pas d’esbroufe. Personnalité cachemire à l’image de ses créations qui s’embellissent et patinent avec le temps, Alexandra Golovanoff fête les dix ans de sa marque. Ancrée, en apesanteur. Structurée, mais pas figée, en mouvement, à l’image de ses vêtements autant que ses lieux, spacieux, lumineux, » faits pour qu’on s’y sente bien » : « du rond avec une main » résume l’auteure d’un livre à ses couleurs : « Le goût le goût le goût ». (Presses de la Cité, 2023). Avec deux points de vente à Paris, quarante dans le monde, un logo repensé, la voici qui se réinvente, à travers une garde-robe conçue comme une expression sincère d’un art de vivre, de ressentir, de célébrer le beau, le bon et le juste. Varenne Mont-Thabor. De la maille, elle est naturellement passée à un véritable vestiaire, pantalons, vestes, blousons (dont le magnifique Marlon, en agneau), jeans et velours côtelés made in Paris, aux côtes irrégulières, une palette cosmétique et des touches orange et citron, « comme des Stabilo, pour dynamiser », venus réinventer sans heurt et sans fracas l’ADN d’une parisienne cosmopolite aux racines russes, ukrainiennes et bretonnes. Aimantée par la rive gauche de Sonia Rykiel et la rive droite haussmannienne, elle cultive en douceur l’art des paradoxes, la douceur des boudoirs et les uniformes des pensionnaires, le cool XL et le chic des bonnes proportions, celui des belles matières, avec des fils cachemire en provenance de la filature Loro Piana. Le droit fil de son histoire. Un active wear irréductible à une panoplie. Fille d’antiquaires, Alexandra Golovanoff a fait appel à sa sœur, architecte, à sa fille Mila Noli, désormais impliquée dans la gestion et le développement de la marque. Un goût, un style : « J’ai changé de métier toute ma vie » dit celle qui parle du sien avec humilité, dans le sillage de tout ce qu’elle a appris en tant que journaliste, et de tout ce que ses clientes lui transmettent. Une sorte de complicité qui dépasse le lien commercial. Et au cœur d’un écosystème qui privilégie la qualité, le lien, le respect pour les autres autant que pour soi-même. Avec le Golorama maison, on peut choisir le cachemire assorti à ses yeux. Sa devise ? Elle l’emprunte à André Gide, dans les Faux Monnayeurs : « Suivre sa pente pourvu que ce soit en montant ».
L.B
21 rue du Mont Thabor 75001. https://www.alexandragolovanoff.com