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GARDOUCH: LES ANNEAUX DE SATURNE

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Gardouch est une marque de prêt-à-porter fondée à Paris en 2024 par Rémy Guerra. Nommée d’après un village du sud de la France, la marque explore « la mémoire personnelle et collective à travers le vêtement, pensé comme » un fragment d’archive » : « Gardouch est avant tout un acte de préservation. Le vêtement devient un moyen de retenir, de matérialiser un souvenir, une sensation, une histoire avant qu’elle ne s’efface. » Chaque collection se développe comme un chapitre, conjuguant le passé au présent, juste avant qu’il ne disparaisse. » Les pièces sont fabriquées en France à partir de stocks dormants, avec une approche artisanale et expérimentale, à la frontière entre vêtement et objet narratif. GARDOUCH donne rendez-vous à la presse et aux acheteurs au show-room Sphère du Palais de Tokyo, entre le 21 et le 25 janvier, une opération soutenue par le DEFI, LOREAL PARIS et ACCOR.

L’inspiration de cette collection ?

Avec « Les anneaux de saturne » j’ai voulu explorer l’idée que des ruines de notre passé orbitent encore autour de nous dans le présent. Une manière de confronter l’enfance de mon grand-père avec la mienne : je mêle des anachronismes assumés avec ces pièces d’archive, en essayant de mettre en lumière leur patine.

 

Formes, couleurs, détails, savoir-faire artisanal ?

J’essaie d’apporter quelque chose de plus mature autant dans la forme que dans le fond. Ainsi les seules couleurs vives sont l’orange et le rouge, avec beaucoup de noir, blanc et des teintes neutres. Je propose aussi pour la première fois des pièces brodées et j’apporte au soin particulier aux motifs, à commencer par la rayure. Il ne s’agit pas d’imprimés mais de bandes couses entre elles. 

 

Ce qui a changé pour vous en 2025 ?

Le vrai défi en 2025 était de proposer une « vrai » collection dans les codes de l’industrie, un vrai vestiaire commercial tout en gardant mon identité.

 

Votre mentor / les personnalités que vous admirez ?

J’admire beaucoup le travail et la personne de Martin Margiela, un artiste dont sont travail résonne et fascine encore pour beaucoup aujourd’hui. La manière dont il mêle art et design et l’attention qu’il porte à plein de détails, sa recherche est très inspirante.

 

Livre de chevet ? Film ou série culte ? Musique ?

Mon livre du moment, « Sans nouvelle de Gurb » d’Édouard Mendoza, « A ghost » story de David Lowery pour le film et « Long Road Home » de Onehotrix point Never pour la musique

 

Votre spot absolu à Paris ?

Mon lit…

 

Vos rêves ?

Construire un projet durable, fidèle à son intention initiale, capable d’évoluer sans se diluer.

 

Votre objectif ?

Continuer à raconter des histoires justes, à travers le vêtement, en restant libre dans la création.

 

Propos recueillis par L.B