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J. SIMONE - CRONUT STYLE

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« Pas de mannequin physique, les looks seront imprimés en grandeur réel avec la possibilité d’insérer son propre visage dans les photos et ainsi faire partie intégrante de la collection » assure Jude Ferrari, créatrice de la marque J.Simone qu’elle a fondée en 2023. « Les porte-clés sont devenus une partie intégrante de l'ADN de ma marque. Ils symbolisent la diversité, l'individualité et la capacité de chaque personne à porter ses souvenirs et ses inspirations avec elle » : « En incluant ces petits objets précieux dans mes vêtements, je souhaite offrir à mes clients la possibilité de personnaliser leurs tenues, de se sentir uniques et de porter avec eux une partie de leur histoire personnelle ». Diplômée de la Central Saint Martins School, elle jongle avec les apparences et les références, la fantaisie et la rigueur, sous le soleil d’un hiver présenté à Sphère Paris Fashion Week Showroom, jusqu’au 10 mars, au Palais de Tokyo, avec le soutien du DEFI, et L’Oréal Paris.

Quelle a été l’inspiration de cette collection ? 

Cette collection puise son inspiration dans l’histoire de la coupe mulet, devenue au fil du temps un véritable symbole de rébellion, d’identité et de culture pop. Dans les années 1970 et 1980, le mulet s’impose comme une signature visuelle forte au cœur de la culture rock et pop. Des artistes comme David Bowie à l’époque de Ziggy Stardust, Paul McCartney ou encore Rod Stewart en font un manifeste stylistique, synonyme d’audace et d’affirmation personnelle. Adoptée par les musiciens, les athlètes et certaines communautés populaires, la coupe devient un marqueur de contre-culture et d’expression sociale, incarnant l’énergie, l’excès et le désir de se distinguer. Dans les années 1990 et 2000, son image évolue. Le mulet perd de sa dimension iconique pour être associé au kitsch et au mauvais goût, souvent tourné en dérision et utilisé comme caricature d’une esthétique jugée dépassée. Le mulet cesse d’être une provocation pour s’apparenter au design.

 

Si vous deviez évoquer la palette des couleurs, comment les décririez-vous ? 

Simone joue sur les tons de bleus dans toute les collections. S’y ajoute pour cet hiver des tons de marrons, de verts et beige-sable. Afin de contraster avec ces couleurs chaudes, du rose clairet poudré insuffle de la douceur à la collection. 

 

Quelles sont les matières que vous avez aimé particulièrement travailler ? 

Pour la première fois nous avons travaillé avec du cachemire jersey. Le défi était de détourner cette manière luxueuse et souvent utilisée dans des coupes classiques, pour l’emmener, hors des sentiers battus. 

 

Quel est votre personnage de fiction idéal ? 

Woody de Toy Story. Un cowboy urbain qui a toujours le smile 

 

Le film, le livre qui continue de vous passionner ? 

Big fish de Tim Burton, car rempli de culture pop, de surréalisme, d’émotion. Et l’esthétique est incroyablement colorée, sans être pour autant aussi léchée que celle  de Wes Anderson 

 

Un souvenir d’enfance qui a décidé de votre vocation

Mon surnom à l’école ,« la fille qui s’habille bizarre » 

 

Un quartier, un lieu à Paris que vous adorez tout particulièrement ? 

Le Café de la Poste rue de Turenne. Un défilé de mode 365 jours par an.

 

La manière dont vous définissez aujourd’hui ? Votre esthétique ? 

Comme un cronut, un mélange entre l’élégance d’un croissant parisien et l’excentricité d’un donut coloré. 

 

Votre mantra ?  Votre gri-gri? 

J’adore accumuler des objets qui ont un sens ou non. Au-delà de leur utilité, ils demeurent des trésors miniatures porteurs de souvenirs, de rêves et d'histoires. En grandissant, ma passion pour les porte-clés ne s'est pas éteinte. Au contraire, elle s'est transformée en une source d'inspiration pour mes créations. C'est ainsi qu'est née l'idée d'intégrer des porte-clés dans mes vêtements. Pour moi, chaque porte-clés ajouté à une pièce de ma collection est une manière de raconter une histoire, de créer une connexion émotionnelle et de célébrer les petits moments de la vie.

 

Votre vision de 2026 et vos projets? 

Agrandir la communauté Simone sur les réseaux sociaux et en physique. Et pourquoi pas dans d’autre pays où la marque est déjà implantée.  J’ai l’envie que J.Simone soit plus qu’une marque, devienne un club. Notre prochaine présentation est ouverte à davantage de personne qu’à celles de la sphère mode. Nous avons invité notre communauté sur les réseaux sociaux. 

 

La destination qui vous ressemble ? 

Un mélange entre Bali et Tokyo. 

 

L.B.