Dans un jeu de volumes, la ligne s’électrise au contact de la matière et de ce feu de couleurs dont le créateur suisse a le secret pour embraser son public. Tout le travail du corset est revu pour apporter au laçage traditionnel des touches néo-punk, avec des piques jaune fluo sur un satin rose pâle, rencontre impromptue entre les écrans de la Gen Z et l’image culte parmi d’autres, le corset de Mainbocher photographié par Horst en 1939. Le volume nait des plumes, explosives, de véritables feux d’artifices monochromes ou dégradés, de véritables gerbes lumineusement construites autour d’un corps sablier d’où viennent jaillir ces bouquets ailés formant des jupons constellation. On reste subjugué par le travail de broderie paysage des vestes masculines, là encore les fondus enchaînés de bleus, de jaune, de verts, créent un sentiment d’espace, de liberté, là où la fête est un sentiment, la liberté, un jeu d’enfant, un rêve polychrome. L.B